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Des préoccupations concernant la consommation excessive d'ingrédients tels que la caféine et la taurine ont déjà suscité une motion allemande visant à imposer des avertissements obligatoires sur les boissons énergisantes au niveau de l'UE.

La Commission a rejeté cette décision, mais les mesures en faveur d'une réglementation plus stricte se renforcent dans le monde entier. Les fabricants doivent prendre note de certains des arguments légitimes avancés par les détracteurs des boissons énergisantes pour contourner les restrictions punitives.

La semaine dernière, les rédacteurs en chef du Journal de l'Association médicale canadienne (CMAJ) ont publié un éditorial pour sonner l'alarme au sujet de la consommation de boissons énergisantes chez les enfants. Ils signalent que des adolescents ont consommé des quantités excessives le soir et mélangé les boissons à de l'alcool.

Marketing ciblant les groupes de jeunes

Ce n'est pas une base pour une interdiction ou même une réglementation imposée par le gouvernement, mais c'est une bonne raison pour que les fabricants examinent attentivement leurs pratiques de commercialisation. Comme le soulignent les auteurs de l'article du JAMC, le marketing des boissons énergisantes cible souvent les enfants et les adolescents.

Les marques doivent réfléchir à deux fois avant de sponsoriser des événements tels que les compétitions de skateboard lorsqu'elles savent que les adolescents constituent l'essentiel de l'audience. On ne peut pas s’attendre à ce que ce groupe prenne des décisions judicieuses en matière de santé et il est tout à fait évident qu’il ne le fait pas avec des boissons énergisantes.

Par exemple, une enquête sur la consommation de boissons énergisantes chez les jeunes américains âgés de 12 à 18 ans a révélé que 73% d'entre eux consommaient plus de 100 mg de caféine par jour, la majeure partie de la consommation ayant lieu le soir.

Les fabricants de boissons énergisantes doivent prendre conscience des statistiques de ce type, qui soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la qualité du sommeil et aux résultats scolaires des adolescents.

Rôle des directives de l'industrie

En Europe, la British Soft Drinks Association (BSDA), qui vient de publier un code de pratique sur le marketing des boissons énergisantes, prend l’initiative en la matière.

Il stipule que les boissons énergisantes contenant plus de 150 mg / l de caféine ne peuvent être promues ou commercialisées auprès des enfants de moins de 16 ans et doivent porter la mention supplémentaire sur l'étiquette: «Ne convient pas aux enfants, aux femmes enceintes et aux personnes sensibles à la caféine». Un séjour sans faille

L'Union des associations européennes de boissons (UNESDA), qui travaille actuellement sur ses propres lignes directrices, devrait suivre l'exemple britannique.

Bien entendu, il ne suffit pas de publier des directives. La BSDA et l'UNESDA doivent toutes deux veiller à ce qu'elles soient respectées et non traitées comme des déclarations d'intention lâches.