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Les CE vont infliger des amendes d'un montant total de 56 millions d'euros aux gouvernements de l'Estonie, de la Lettonie, de Malte, de Cypress et de la Slovaquie dans le cadre de mesures visant à protéger la stabilité de l'industrie du sucre dans le bloc.

Les amendes devant être payées au cours des quatre prochaines années ont été mises en place pour empêcher les producteurs de sucre de stocker des quantités "inhabituelles" de produits avant l'adhésion à l'UE. Cela leur permettrait ensuite de bénéficier des meilleurs prix offerts par l'adhésion à l'UE après leur adhésion.

Les CE allèguent que le processus - connu sous le nom de spéculation - sert uniquement à fausser le secteur et à affecter les prix du sucre, ainsi que les prélèvements à payer par les producteurs.

L'Estonie, la Lettonie, la Slovaquie, Malte et Cypress n'ayant pas réussi à réduire leurs stocks de manière significative au moment de leur ascension en mai 2004, les amendes ont été imposées à un taux de 499, 5 euros par tonne.

La nouvelle arrive à un moment difficile pour l'industrie sucrière de l'UE, qui connaît actuellement un déclin à grande échelle.

Plus tôt cette année, le géant des ingrédients, Tate & Lyle, a révélé qu’il envisageait de cesser ses activités en République tchèque, en Hongrie et en Slovaquie par le biais de sa filiale Eastern Sugar afin de réduire ses coûts d’exploitation en Europe.

La possibilité de nouvelles coupes dans la division TALFIIE (Europe) de Tate and Lyle reste à démontrer à quel point la production de sucre à grande échelle sera viable, notamment en Europe orientale.

À la suite de plaintes de membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) selon lesquelles la production de sucre subventionnée dans l'UE donnait un avantage injuste aux États membres, il a été convenu que la production de sucre dans le bloc serait réduite de 4 millions de tonnes par an.

Les amendes ont également renforcé la critique des réformes qui, selon certains, minent la production de sucre avec l'UE.

La ministre européenne de l'Agriculture, Mariann Fischer Boel, a toutefois commenté les amendes. Elle a réfuté les accusations selon lesquelles la réforme de la production de sucre affecterait l'industrie. Elle a ajouté que les mesures prises seraient bénéfiques à la production de sucre à long terme.

"Il est de notre devoir juridique de faire respecter ces règles, qui empêchent les opérateurs économiques de toute l'Union d'être lésés par le stockage spéculatif. Mais je suis conscient des préoccupations des pays affectés et j'ai tout mis en oeuvre pour que les résultats soient équitables", a-t- elle déclaré.